Le CHU de Montréal amorce son virage numérique

Digital Pathology Pathologie numérique

TRIBVN Healthcare et son partenaire Hamamatsu accompagnent le département de pathologie du CHU de Montréal dans son virage numérique.

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TRIBVN Healthcare, Hamamatsu Photonics & le Centre Hospitalier Universitaire de Montréal s’associent dans le cadre d’un partenariat pour la création d’un centre d’excellence en pathologie numérique.

Le CHU de Montréal a lancé en 2015 une consultation publique pour engager la transition vers le numérique de son département de pathologie. Les objectifs du CHUM sont ambitieux et s’inscrivent dans une dynamique d’innovation en lien avec le regroupement des laboratoires au sein du nouvel hôpital. Non seulement la solution doit permettre d’engager la transition vers un diagnostic écran de l’activité de pathologie, mais elle doit aussi permettre de développer de nouvelles approches en quantification à des fins d’aide à l’interprétation des images. Selon Martin Demers, directeur des services multidisciplinaires et Dre Bich Nguyen, chef du Département de pathologie, « Le CHUM cherchait ainsi un partenaire capable de déployer rapidement une solution complète et opérationnelle de la prise en charge clinique et aussi d’accompagner le CHUM dans la gestion du changement et dans ses travaux de recherche. L’offre proposée par TRIBVN Healthcare répondait à ces objectifs. »

La solution a été déployée à partir de l’automne 2016 pour une mise en service en mars 2017. Elle comprend des scanners et une intégration logicielle. Ainsi plusieurs scanners Hamamatsu NanoZoomer XR, capables de numériser chacun en haut débit plusieurs centaines de lames par jour, ont été installés. Par ailleurs, le logiciel CaloPix, fourni par TRIBVN Healthcare, prend en charge la gestion de l’ensemble de l’imagerie du laboratoire, de la macroscopie aux lames virtuelles. Installé autour d’une base de données centralisée MS SQL Server, la solution permet aux médecins d’accéder rapidement et facilement à l’ensemble de leurs images depuis n’importe quelle station de travail. Ces derniers peuvent ainsi visualiser, annoter et partager leurs lames en toute sécurité en travaillant en réseau. CaloPix est de plus interfacé avec le système de gestion du laboratoire et permet ainsi l’affichage des images depuis le dossier patient, l’indexation de ces dernières, ainsi que la création de listes de travail et d’impression. Chacun des éléments de la solution est enregistré en tant que dispositif médical de classe II auprès de Santé Canada.

Le partenariat intègre également un volet coopération dans le but de valider de nouveaux usages principalement en lien avec l’analyse d’images et l’aide à l’interprétation des images. Des études cliniques seront ainsi menées au CHUM afin de valider cliniquement l’usage diagnostique de la solution logicielle CaloPix dans le domaine de l’aide au diagnostic par analyse d’images. CaloPix comprend d’ores et déjà des algorithmes de reconnaissance tissulaire et cellulaire basés sur des outils de machine learning. L’objectif est de les étendre et de les valider tant sur des lames IHC que HE dans un contexte où le développement de la médecine personnalisée impose l’établissement d’un diagnostic de plus en plus précis et complexe. Le CHUM dispose dans ce domaine d’une grande expertise grâce à des pathologistes actifs au Centre de Recherche (CRCHUM) et grâce à des liens étroits avec l’Université de
Montréal.

Dre Nguyen rappelle que «dans le contexte de centralisation des activités de laboratoire au Québec, le développement en pathologie numérique au CHUM en tant que centre serveur permettra ainsi une plus grande productivité, une meilleure fiabilité diagnostique, une bonne traçabilité des échantillons ainsi que des économies à la fois financières et en temps-médecin. Le flux de travail sera simplifié, des outils innovants seront introduits pour une meilleure prise en charge diagnostique du patient et permettront une communication plus étendue. L’utilisation des lames digitales est idéale pour l’enseignement et la recherche. De quoi adresser les enjeux de la pathologie pour les années à venir !»

Catégorie : Communiqués de presse