Institut Gustave Roussy

Développer l’imagerie numérique pour une utilisation diagnostique quotidienne

Gustave Roussy, est un centre de soins, de recherche et d’enseignement. Il prend en charge des patients atteints de tous types de cancer.

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Afin d’améliorer la prise en charge des patients, l’institut a souhaité faire évoluer les usages autour de la pathologie. L’objectif était d’une part, d’offrir une véritable continuité numérique dans la prise en charge des patients. D’autre part, de permettre au service de participer aux réseaux de télé-pathologie et de répondre aux besoins des experts en télé-expertise. Par ailleurs, Gustave Roussy est un acteur phare de la recherche. L’institut a souhaité se doter d’outils d’analyse dans le but de faciliter les évaluations quantitatives ou semi-quantitative et en améliorer la reproductibilité.

La solution déployée :

TRIBVN Healthcare a donc mis en place un réseau d’images intégrant son système de gestion d’images CaloPix. Le logiciel permet l’indexation, la recherche et la visualisation des images. Ces fonctionnalités sont disponibles depuis n’importe quel poste médecin en local, ou à distance en travaillant en réseau via l’application web CaloPix Pocket.

CaloPix est connecté au système de gestion du laboratoire Diamic. Cela permet notamment l’acquisition et la consultation des images via le code-barres de la lame et également l’import automatique des images depuis le scanner vers le dossier patient.

Gustave Roussy est équipé de la solution Macro by TRIBVN pour les prises de vue macroscopique. L’institut est aussi pourvu de caméras numériques ainsi que d’un scanner pour l’acquisition des images de microscopie et des lames virtuelles.

Enfin, les médecins travaillent désormais avec des modules d’analyse d’images automatisés et reproductibles permettant notamment la quantification de tissus.

Par ailleurs, TRIBVN Healthcare et Gustave Roussy travaillent conjointement dans le cadre d’un projet de validation clinique. Un groupe de pathologistes a mené une étude ayant pour but la comparaison des méthodes de diagnostic microscopique. Un nombre important de cas diagnostiqués à l’écran sur lame virtuelle ont ensuite été revus au microscope.

Les bénéfices :

  • Gestion centralisée de l’ensemble des images
  • Uniformisation des systèmes d’information
  • Automatisation et reproductibilité des analyses quantitatives

Les résultats ont permis de démontrer que la lecture des lames dans CaloPix était aussi sûre pour le patient que la lecture au microscope.

En savoir plus


Les utilisateurs témoignent :

Pr. Jean-Yves Scoazec
Anatomopathologiste

« L’un des premiers objectifs est d’améliorer la prise en charge des dossiers patients et d’enrichir les résultats d’examen en profitant des avancées offertes par la technologie numérique pour l’acquisition, la gestion et le partage des images. »

« Un deuxième objectif est de permettre la mise en œuvre des outils d’analyse d’image pour faciliter certaines évaluations quantitatives ou semi-quantitatives, aujourd’hui parties intégrantes de la démarche diagnostique, et pour améliorer leur reproductibilité. Un troisième objectif est de permettre au service de participer aux réseaux de télépathologie en cours de structuration et de répondre aux besoins des réseaux experts virtuels : c’est une nécessité, compte tenu de la diversité des tumeurs prises en charge dans le département et du niveau de spécialisation requis par certaines d’entre elles. C’est aussi l’opportunité de valoriser l’expertise de nos pathologistes, notamment dans le domaine des tumeurs rares. »

« L’image numérique offre des possibilités d’enseignement et de formation  incomparables, que ce soit à travers la constitution de banques d’images mises à disposition pour les  pathologistes en formation, l’organisation d’enseignements non présentiels pour la réactualisation des connaissances ou le développement de confrontations anatomocliniques avec nos partenaires cliniciens, radiologues et chirurgiens. »

André Gavoille
Chef de projet informatique

« L’intégration de l’outil Macro by TRIBVN avec notre SGL (Diamic, Infologic) est un point important. »

« Elle assure un lien fort entre les images et le dossier du patient dans le SGL (technique et compte-rendu). Concernant le déploiement des différentes composantes -stations, serveurs- nous avons apprécié la qualité des intervenants et celle de la documentation sur les prérequis. Cela a permis une mise en place maîtrisée où nos deux équipes avaient tous les éléments pour collaborer.»

Paule Opolon
Chercheur 

« Les équipes dédiées à la recherche peuvent ainsi mener à bien leurs travaux sur la base de lames virtuelles et accélérer la production de leurs résultats.»

Dr. Jacques Bosq
Anatomopathologiste 

« La visualisation d’images et la quantification automatisée de biomarqueurs permettent une meilleure compréhension de la maladie. Elles favorisent la mise en place de la stratégie thérapeutique la mieux adaptée à chaque patient.»

Irène Villa
Ingénieur en pathologie digitale

« Au-delà de ce réseau, le département souhaite développer une plateforme web. Cette dernière contribuera à l’enseignement et aux soins. La partie consacrée à l’enseignement contiendra une collection, composée d’images annotées de macros et de lames virtuelles et d’informations relatives à l’historique de la maladie. Elle contiendra aussi des modules d’enseignement et d’évaluation. Pour les soins, cette plateforme permettra l’échange, rapide et sécurisé, d’images en interne ou en externe pour des télédiagnostics extemporanés, des seconds avis, des relectures au sein de panels académiques et des réunions anatomo-cliniques, et pour animer des séminaires thématiques